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La dure vie au quotidien d'une petite minette

Extrait de roman

Extrait de roman

Petit aparté de Pascale.

 

Extrait du livre d'Anny Duperey "Les chats de hasard". Des mots très vrais, oh combien !!! qui m'ont interpellée parce que c'est comme ça que je le ressens et je sais que nombre d'entre vous pensent de même.

"Accepter qu'une bête entre dans sa maison, s'y installe à demeure, inclut du même coup l'engagement de lui rendre la vie la meilleure possible, suivant ses moyens, de l'aimer et d'en prendre soin jusqu'à sa mort, quoi qu'il arrive. C'est comme un mariage ou une véritable adoption. Si c'est un chat ou un chien, on "en prend" pour quinze à vingt ans. C'est dire si c'est grave et s'il faut bien réfléchir avant d'ouvrir sa porte et son cœur. Rien ne doit être fait ou décidé à la légère. Dans cette optique, c'est une personne à part entière qui va s'installer chez vous, une personne-chat, une personne-chien ou une personne-cheval, en tous cas quelqu'un dont il faut découvrir le caractère, avec ses qualités et ses défauts, et avec qui il faut chercher à avoir une relation particulière, parfois surprenante, l'entretenir et l'enrichir ensuite - sans parler des soins physiques. Cela demande beaucoup d'attention, d'ouverture envers une manière d'être animale dont on ne possède pas les codes - et pour cause - donc un don d'observation, de la tolérance, de la patience et de la disponibilité. Cela requiert aussi de trouver un statu quo entre son propre mode de vie, ses besoins, et les siens, voire d'adapter légèrement sa maison.

L'intolérance de beaucoup de gens envers l'être animal se traduit d'ailleurs souvent par des détails domestiques. On veut une bête avec soi - ou pour faire plaisir aux enfants - mais on ne supporte pas qu'elle bouscule quoi que ce soit. C'est elle qui doit s'adapter entièrement à l'ordre humain : ne pas faire de bruit, ne pas faire de traces, ni laisser des poils sur les fauteuils, ni avoir envie de manger ce qu'on laisse traîner.

...

Si tant est que l'on soit responsable et prêt à accepter l'animal physiquement et matériellement, en toute connaissance de cause, encore faut-il cultiver une disposition morale qui n'est pas forcément évidente chez tous : la constance. Il ne s'agit pas de se lasser, de l'oublier six mois après - sans aller jusqu'à parler des abandons pour cause de déménagement ou de vacances : indignités suprêmes. Il n'est pas question de détourner son intérêt de lui parce qu'autre chose de nouveau vous occupe dans la vie, car l'affection de l'animal, elle, reste indéfectible. En effet, si l'on a fait le minimum pour se faire aimer d'eux, les animaux sont naturellement enclins à la fidélité. Chez eux, il n'y a pas de lassitude, de retour de flamme, de trahison, de caprices possibles, pas même, normalement, de sautes d'humeur, sauf passagères chez quelques individus caractériels. Ils ignorent les complications sentimentales. En tous cas, il n'y a pas de régression dans leur affection pour vous. Et ce qu'il y a de merveilleux et de rassurant dans une relation avec un animal : elle ne peut que progresser si vous avez su développer en vous une constance et une loyauté égale aux siennes.

Cela demande quelques efforts, car ces qualités sont rarement infaillibles chez l'être humain. Les développer au contact de nos compagnons à quatre pattes peut d'ailleurs, j'en suis convaincue, être un bon entraînement pour développer nos amours et nos amitiés humaines ... Certains iront même jusqu'à penser que les bêtes nous aiment "mieux" que nos semblables infidèles et frivoles, et se consolent ainsi de leurs échecs et de leurs déceptions. C'est un pas hasardeux que je me garderai bien de sauter. C'est faux, je pense. Mais nous avons à apprendre, oui, à progresser en tendant vers les qualité simples de nos animaux familiers."

A méditer !!!

Extrait de roman

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I
Que tout cela est beau et bien dit ! Je vais me procurer le livre... Tu donnes envie de s'y plonger... Avec notre Dundee, et auparavant avec Oslo notre Labradoux, je me dis que plus nous les rendons heureux mieux nous vengeons ceux qui ont moins de chance... Dundee sest installée chez nous et je considère cela comme un honneur...Amitiés d'Isa Marie
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S
J'adore ce livre plein de tendresse. J'ai juste eu du mal à lire le passage du départ de Missoui. On sait que nos bb n'ont pas la même longévité que nous mais je n'arrive pas encore à me faire à ce moment douloureux.<br /> BisousCaresses à Caline 
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P
Un animal vous aime comme vous êtes, sans exigence. Vous pouvez être décoiffé, pas rasé, il vous aime sincèrement.<br /> Oui, c'est un beau livre.
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P
@ Zoé : Et le lire, car il en vaut la peine.<br /> @ Laurence : C'est tellement bien exprimé que ça m'a marquée.<br /> @ Martine : Pourquoi avec la boîte de mouchoirs ??? Ce n'est pas triste, même si parfois un peu émouvant.<br /> @ Monique : Avec plaisir.<br /> @ Yvette : Je sens que les prochains bagages vont être lourds au retour !<br /> @ Nicole : Mais il n'y a rien qui fasse pleurer. C'est écrit avec sentiments, et c'est ce que j'apprécie.<br /> @ Caramel : Il faut aussi lire "Le poil et la plume". J'ai adoré et j'ai même bien ri par moments.<br /> A tou(te)s, bises.
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C
J'ai lu ce livre et j'adore ce qu'elle écrit ;elle aime beaucoup les chats.Si tout le monde pouvait lire cela !!<br /> gros bisous Pascale
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